L'âge industriel
I°) les courants artistiques dans la seconde moitié du XIXe et à la veille de la 1ère guerre mondiale.
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Utilisation d’un flash pour présenter les peintures ( ou TBI) : construction du tableau ( lignes, couleurs, organisations, motifs…) et analyse. Cliquer sur la peinture de Goya...
La peinture académique : une peinture traditionnelle, où sont privilégiées les thèmes mythologiques et religieux, la recherche de la précision du trait, le respect des formes et de la perspective (Ingres). Peinture d’histoire ET des grands (monsieur Bertin d’Ingre).
Le romantisme : 1er courant à rejeter l’académisme. Ce courant privilégie la courbe ou le décalage dans les perspectives. Il s’enthousiasme pour les idées de libertés, de révolution, de progrès. Il donne la priorité à la sensibilité, à l’émotion, aux sentiments extrêmes, comme la passion ou le désespoir. (Delacroix, Géricault ; en musique : Beethoven Berlioz, Wagner ; littérature : Hugo, Lamartine, Chateaubriand).
Le réalisme : ces peintres s’attachent à la vie courante, simple, banale. Elle choque l’académie et la respectabilité bourgeoise. (Courbet, Millet). La composition est lisible, les figures clairement distinguent. Les peintres privilégient les couleurs terreuses, les couleurs d’aube ou du crépuscules, l’atmosphère humide des sous-bois. Les décors sont ceux des campagnes. Les personnages sont représentés avec réalisme : paysans avec leurs vêtements de travail, figures laides, sans dents…Ils montrent les effets de l’alcool, du travail…On retrouve les gestes de la vie quotidienne : casser les pierres, semer, glaner…Le nu n’est pas absent : montrer avec réalisme, forme épaisse (peinte dans une pâte épaisse) fait scandale. Les corps se touchent et révèlent des jeux inavouables (le sommeil de Courbet), voire pornographique pour certain (l’origine du monde). Manet et Olympia.
L’impressionnisme : des inventions techniques expliquent le mouvement (le conditionnement du pigment à huile dans des tubes et la photographie : permet de sortir pour peindre et d’observer le monde). Curiosité scientifique : lecteurs du chimiste Chevreuil : De la loi du contraste simultané des couleurs en 1839 ; le spectateur doit créer le mélange des couleurs : Seurat et Signac, néo-impressionnisme).
Peintre de leur temps : les villes, les moyens de communication, chemin de fer, les berges, les guinguettes, la mer proche, la Normandie par exemple.
Peintre : Monet, Pissarro, Renoir, Sisley Degas et Cézanne un temps ;Van Gogh : particulier : intérieur.
Tableau : huile sur toile, petit format ; pastel avec la couleur ( Degas ou Renoir).
Thèmes : rendre l’impression fugitive que produit un motif exposé à une lumière variable. Ce n’est pas le paysage qui compte mais l’impression qui en est donné par les effets d’atmosphères : la série des meules ou de la cathédrale de Rouen par Monet selon les heures de la journée. Paysage de neige, de pluie, ensoleillé, les reflets de l’eau ( mer…).
Sujet : la ville les loisirs des citadins, campagne et mer, baignade, terrasse, immeubles, les maisons closes, l’opéra, les lampes à gaz.
La touche est libre, visible : l’impression d’une ébauche ; expressivité extrême chez Van Gogh : on parle de virgule pour qualifier la trace visible de son pinceau.
Les teintes sont clairs en opposition du réalisme ; la séparation des couleurs sera encore plus nette chez les divisionnismes ( Seurat et Signac).
Les impressionnistes réalisent des paysages ou des instants de la vie quotidienne comme moments simples de loisirs ou du travail mais sans rechercher un réalisme social ou pour rendre compte d’une passion.
De même le nu est réalisé dans cet objectif de travailler sur les jeux de l’ombre et de la lumière.
Début XXe siècle : la peinture non figurative.
Le cubisme :
Pablo Picasso (1881-1973) et G.Braque (1882-1963) sont à l’origine du cubisme. Le cubisme fragmente les lignes et les surfaces, les détails sont supprimés et les couleurs suggestives. Dans les demoiselles d’Avignon Picasso choisit de démultiplier la perspective. Le motif est vu sous plusieurs angles. On peut parler d’un refus de l’imitation.
L’abstraction : Kandinsky (1866-1944) refuse de représenter ce que l’on « voit » autour de nous : il propose un art « non figuratif » : c’est ce qu’on appelle l’art abstrait. L’art doit montrer des choses cachées. Dans ses tableaux, Kandinsky veut montrer ce qui est invisible, c’est-à-dire de ce que nous ressentons au plus profond de nous. « La peinture est pour lui le langage de la sensibilité : elle dit avec des formes et des couleurs ce que les mots ne parviennent pas à exprimer ». Les couleurs sont des sons. En quelques sortes d’un souvenir agréable ou… affreux il ne reste, des années plus tard ; qu’une couleur.
Lecture d’une œuvre :
Fiche de l’œuvre : auteur, titre, datation, dimensions, localisation, technique, genre( art sacré, peinture d’histoire….).
Description du sujet (personnage, couleur, espace, gestes, attitude, plan…)
L’ interprétation ( ce que veut communiquer l’artiste ; mettre en relation avec le contexte historique ou culturel ; .messages).
Il est intéressant aussi de comparer avec des références ( des maîtres anciens).
II) Les transformations économiques et sociales au XIXe siècle.
Activité : groupe de deux ou trois.
1er temps :
Lecture et analyse des tableaux : construction d’un paragraphe d’une dizaine de lignes minimum.
Puis associez un texte avec le tableau. Justifiez votre choix.
2e temps : recherche d’informations sur le thème.(CDI).
3e temps : présentation des thèmes, du tableau par chaque groupe avec l’utilisation du TBI.
| Thèmes | Tableau | Texte | Groupe |
| 1ere révolution industriel et nouvelles méthodes de travail |
Meunier | Voici les docks, les ponts, les phares, Et les gares folles de tintamarres ; Et plus lointain encore des toits d’autres usines, Et des cuves et des forges et des cuisines Formidables de naphte et de résines Dont les meutes de feu et de lueurs grandies Mordent parfois le ciel, à coups d’abois et d’incendies. Au long du vieux canal à l’infini, Par à travers l’immensité de la misère, Des chemins noirs et des routes de pierres, Les nuits, les jours, toujours, Ronflent les continus battements sourds, Dans les faubourgs, Des fabriques et des usines symétriques Emile Verhaeren, les villes tentaculaires, 1895. |
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| La seconde révolution industrielle |
Derain | « “Eh bien ! mon brave Morfain, reprit Jordan, avec sa joie d’enfant heureux, qu’en dites-vous ?” Et il lui expliqua le rendement. Ces joujoux-là, à deux cents kilogrammes de fonte chacun, toutes les cinq minutes, arrivaient ensemble à un total de deux cent quarante tonnes par jour, en les faisant travailler seulement pendant dix heures. C’était un rendement prodigieux, surtout si l’on songeait que l’ancien haut fourneau, brûlant jour et nuit, n’atteignait pas le tiers de cette production. Aussi les fours électriques marchaient-ils rarement plus de trois ou quatre heures, et là était la commodité, de pouvoir les éteindre et les rallumer, selon les besoins, afin d’en obtenir à l’instant la quantité voulue de matière première. Et quelle aisance, quelle propreté, quelle simplicité ! » Zola, le travail. |
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| L’essor des transports |
Monet
| " Est-ce qu'on s'imagine nous faire croire que ce grand chemin de fer, qui doit traverser nos champs, enlever notre grain, notre bétail, nos planches, nos madriers, jusqu'au poissons de nos rivières, jusqu'au gibier de nos bois, moyennant quelques poignées de liards, qu'on nous jettera en passant, est-ce qu'on s'imagine nous faire croire que c'est pour notre intérêt qu'on veut l'établir ? Il faudrait vraiment nous supposer bien stupides ". Les écrivains Emile Ercmann et Alexandre Chatrian (le dernier étant un cheminot à la gare de l'Est à Paris) adressent cette lettre au maître alsacien Daniel Rock en 1850.(pris dans cliotexte). |
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| Une forte croissance de la population et urbanisation |
Caillebotte
| Soyons justes. L’idée double que l’on dit présider à l’entreprise de M. Haussmann- assainir Paris et faciliter la circulation- est rationnelle, opportune. Oui, on a assaini bien des quartiers. Oui, on a créé des facilités nouvelles à la circulation. Oui encore, à l’utile ces grands travaux joindraient la beauté et la grandeur. Mais les logements sont diminués dans les centres de l’activité industrielle et commerçante de Paris. Les anciens habitants sont impitoyablement chassés de ces quartiers ; une moitié, parce que les logements manquent et l’autre moitié, parce que les logements qui restent sont au-dessus de ses moyens et ne sont guère conformes à ses besoins. Oui, la perturbation est énorme et le dommage aussi pour les expulsés, dans ces arrondissements si populeux, où les 19/20e peut-être des habitations étaient, de la cave jusqu’au grenier, autant d’ateliers et de magasins de vente. J.E.Horn, les finances de l’hôtel de ville, Dentu, 1867.
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| La bourgeoisie |
Monet | Je m’occupais d’affaires de commerce du mardi au samedi, passant le reste du temps à Bardouville où je trouvais un magnifique pays, une chasse comme on n’en rencontre guère, une vie de château délicieuse qui permettait de recevoir des gens aimables. Je ne remplis pendant sept années qu’une seule fonciton publique, celle d’adjudant-major de bataillon dans la Garde nationale de Rouen. Je fus pourtant chargé par le tribunal de commerce d’arbitrages assez importants qui m’ont fort occupé depuis et dont j’ai encore une lourde part à supporter. Nous allions, ma femme et moi, assez souvent à Paris. Nous aimions les arts et jamais nous ne manquions une exposition de peinture. Témoignage cité par P.Chaline. |
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| Les ouvriers |
Seurat | « Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? |
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| L’évolution des campagnes |
Vincent Van Gogh | En 1835, j’ai pris possession de la grande ferme de Créteil. L’étendue des terres était de 235 hectares divisés en 348 parcelles. La récolte à cette époque était de 15 hectolitres de blé et de 12 000kg de betteraves à l’hectare. J’avais 13 chevaux, 5 vaches, 300 moutons et 2 porcs. Aujourd’hui, je récolte 25 hectolitres de blé et 23 000 kg de betteraves à l’hectare et j’ai 30 chevaux, 30 vaches, 500 moutons et 40 porcs. Le personnel se composait de 7 domestiques et de 8 à 10 ouvriers agricoles. Aujourd’hui, il est de 11 domestiques et de 30 à 40 ouvriers agricoles. J’ai augmenté l’épaisseur du sol cultivable par des labours aussi profonds que possible. Les 258 hectares environ dont se composent mes terres ne se divisent plus qu’en 70 parcelles. J.C.potel-Lecoutieux, Autobiographie, 1867. |
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| Syndicalisme et lutte ouvrière |
Jules Adler | Les femmes avaient paru, près d’un millier de femmes, aux cheveux épars dépeignés par la course, aux guenilles montrant la peau nue, des nudités de femelles lasses d’enfanter des meurt-de-faim. Quelques-unes tenaient leur petit entre les bras, le soulevaient, l’agitaient, ainsi qu’un drapeau de deuil et de vengeance. D’autres, plus jeunes, avec des gorges gonflées de guerrières, brandissaient des bâtons ; tandis que les vieilles, affreuses, hurlaient si fort, que les cordes de leurs cous décharnés semblaient se rompre. Et les hommes déboulèrent ensuite, deux mille furieux, des galibots, des haveurs, des raccommodeurs, une masse compacte qui roulait d’un seul bloc serrée, confondue, au point qu’on ne distinguait ni les culottes déteintes ni les tricots de laine en loques, effacés dans la même uniformité terreuse. Les yeux brûlaient, on voyait seulement les trous des bouches noires, chantant la Marseillaise, dont les strophes se perdaient en un rugissement confus, accompagné par le claquement des sabots sur la terre dure. Zola, Germinal. |
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Autre sujet possible : les loisirs, le tourisme à la fin du XIXE siècle.
L’évolution de l’art.
Le capitalisme et le socialisme
Site internet : zola et le travail :
http://www.cairn.info/revue-travailler-2002-1-page-103.htm
Cliotexte
http://hypo.ge.ch/www/cliotexte/index.html
Voici l'une des merveilles de l'industrie. C'est ce qu'on appelle le marteau-pilon à vapeur, qui a été fabriqué et employé pour la première fois dans l'usine du Creusot où nous sommes. Ce marteau pèse de 3'000 à 5'000 kilogrammes : tu te figures la violence des coups qu'il peut donner ...
Là le fer rouge passait entre des rouleaux et sortait aplati en lames semblables à de longues bandes de feu ; ailleurs des ciseaux d'acier, mis en mouvement par la vapeur, tranchaient des barres de fer comme si c'eût été du carton : plus loin des rabots d'acier, mus encore par la vapeur, rabotaient le fer comme du bois et arrachaient de vrais copeaux. »
G. Bruno, Le tour de France de deux enfants, 1877.

