Le Maroc : Amtoudi

Publié le par classes

 

Amtoudi : une oasis de montagne

 

 

Le climat est semi désertique ( c'est-à-dire moins de 4 jours de pluie par an). Les rares pluies sont souvent torrentielles et la déforestation aidant, les crues sont redoutables ( orages cévenole). Les contreforts sud de l'Anti-Atlas sont de type présaharien. Les Canons souvent orientés nord-sud qui les entaillent se déversent dans un vaste hamada qui longe le djebel Bani.Celui-ci a son tour, est entaillé par les oueds qui ont profité des anfractuosités tectoniques (foums). Ils rejoignent plus au sud, l'oued Draa, qui se jettent dans l'océan au sud de Tan-Tan. Le Djebel Bani (orienté ouest/est) fait quelques 700 km. La palmeraie est alimentée en eau par des seguias classiques qui irriguent les parcelles à tour de rôle. En fonction des saisons l'on trouve dans les jardins potagers des légumes ( carottes, piments, navets, oignons etc...) et des céréales ( maïs et orge). L'oasis est plantée de nombreuses essences. On pense surtout aux dattiers mais il y a aussi beaucoup d'arbres fruitiers tels que arganiers, caroubiers, abricotiers , grenadiers, figuiers, amandiers, orangers et oliviers.

Amtoudi est un village berbère où vivent environ trois cent personnes. Outre la palmeraie et le canon, l'intérêt d'une visite réside dans la présence de trois agadirs, véritables greniers citadelles, où les familles de paysans conservaient autrefois les céréales, les denrées alimentaires et les trésors contre les attaques des clans adverses. Les villages sont habités par des membres des tribus d'origine et également par des nomades qui se sédentarisent mais sans entrer dans l'alchimie complexe de la propriété des terres irrigables qui reste l'apanage des descendants de tribus. La plupart des hommes jeunes a émigré à l'intérieur; Agadir, Casablanca ou Rabat, perpétuant ainsi la tradition de génie commerçant des habitants du Souss. L 'autre partie a émigré vers l'Europe. Les émigrés extérieurs vivent surtout au nord de Paris, en Italie ou Hollande pour quelqu’un. Ils sont épiciers "arabes" pour la plupart, les autres occupant des postes d'ouvriers dans l'industrie. La population restante est donc composée de jeunes ou de personnes âgées. Chaque douar a son école. Les fillettes qui ne sont pas scolarisées mènent les troupeaux sur les plateaux pour des parcours de transhumance quotidienne très amples. Les autres filles sont scolarisées au moins jusqu'au collège. Les femmes récemment libérées de la corvée d'eau quotidienne, continuent de laver le linge à la seguia. Chaque douar a créé une association de développement pour assurer en premier lieu l'alimentation en eau potable. L'arrivée de l'électricité et des réseaux de téléphonie mobile apporte dans le même temps de grands changements dans la vie quotidienne. Outre la lessive, les femmes assurent quotidiennement une corvée de ramassage de fourrage frais ( qui séchera ensuite sur la terrasse ou dans la cour des animaux) ou de bois ou de broussailles, combustibles essentiel à la cuisson du pain quotidienne et de la cuisine ( stocké à l'extérieur de la maison dans un enclos spécial). Quelques hommes restés au villages assurent les chantiers de construction où les travaux des champs qui ponctuent la vie de l'oasis. De plus en plus ils ont l'occasion d'accompagner les touristes qui souhaitent découvrir le canon ou les environs sans se contenter d'une visite éclair à l'agadir. On peut voir de nombreux campements nomades aux abords des routes et, parfois des pistes. Certains de ces campements ont une partie bâtie, ce qui préfigure peut-être une future sédentarisation. La vie de ces nomades semble prise en compte par les pouvoirs publics qui amènent des puits pour les troupeaux et l'usage quotidien de l'eau. Les enclos à bétail et fermes d'altitude sont en très bon état de conservation et témoignent sur les plateaux de la transhumance annuelle du village vers des lieux propices à la culture saisonnières ( enclos/azibs de la piste de Agadir Izri). Ces lieux conservent également tous les villages de très belles aires de battage. On peut les voir encore fonctionner, car le battage mécanique, introduit il y a deux ans, n'a pas conquis tout le monde."

Texte de Georges Roy résident à Amtoudi et propriétaire de l'auberge top! "on dirait le sud".

 

 

1-Donner des informations sur le climat

 

Le climat d'Amtoudi est semi-désertique (moins de 4 jours de pluies par an). Ces pluies sont souvent torrentielles.

 

2-Sur ce qu'est un oasis ?

 

Un oasis est un ilot de végétation (arbres fruitiers : dattiers...) qui se trouve dans le désert.

 

3-Comment l'homme parvient-il a vivre dans ce milieu ?

 

L'homme parvient à vivre dans ce milieu grâce à la palmeraie, et à l'eau.

 

4-Quels sont les rôles des hommes et des femmes ?

 

Les rôles des hommes et des femmes sont de pratiquer l'agriculture (ils plantent des dattiers par exemple, font de l'élevage, champs...) : ils « font » des oasis. Les enfants peuvent avoir aussi un rôle de guide.

 

5-Existe-t-il des relations avec l'extérieur ?

 

Les hommes ont des relations avec l'extérieur : ils sont nomades.

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Publié dans Archives cinquièmes

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